COMPTE RENDU DU CONSEIL DEPARTEMENTAL DE L’UNSS 35

MARDI 7 NOVEMBRE 2006

 

 

M. LACOMBE, Inspecteur d’Académie Adjoint ouvre la séance à 16 h 50 en présence de :

 

  • Mme DALOZ, M. VINCENT, M. TORTELLIER, Mme LE DON-ROY, Chefs d’Etablissements ; Mme LE POURCELET, médecin de santé, membres désignés par l’Inspection Académique,
  • M. BRUNET, représentant du Comité Olympique et Sportif,
  • M. HOGREL, représentant du SNEP,
  • Mme LAUDEN, représentante de l’UNSA EDUCATION,
  • M. BOQUET F, M. LE BRETON, M. ORTEGA, représentants d’Associations Sportives,
  • M. BOQUET P, Directeur Régional de l’UNSS,
  • M. VANCASSEL, Directeur Régional Adjoint de l’UNSS,
  • Mme LE BERT, Secrétaire Service Régional de l’UNSS,
  • M. PORTIER, Direction Départementale de l’UNSS 35
  • Mme PROU, Directrice Départementale de l’UNSS 35.

 

Sont absents :

 

  • Le représentant du Conseil Général,
  • M.COQUAND, le Directeur de la DRDJS,
  • Les représentants des Parents d’Elèves,
  • Le représentant d’élèves.

 

M. LACOMBE remercie l’assistance de sa présence et propose un tour de table qui permet à chacun de se présenter. Il propose de suite une seconde réunion en fin d’année scolaire afin d’être dans un continuum d’action. M VANCASSEL souligne alors la difficulté de la tenue d’un seul Conseil Régional sur l’année…

 

M. LACOMBE remarque ensuite le manque de représentant d’élèves. Mme PROU souligne que nous sommes dans une année élective et elle propose de réfléchir à une autre forme de représentation d’élèves. En effet, nous perdons ces élèves dès la troisième année, un seul élève présent n’est pas suffisant et ils ne sont en général pas très à l’aise dans ce genre de réunion. M. VANCASSEL demande si le Conseil Lycéen ne pourrait pas déléguer un ou des représentants dans les instances départementales ?

M. BOQUET P remarque le danger de faire venir des jeunes qui seraient étrangers à la structure… Mme LAUDEN propose d’impliquer des Jeunes Officiels dans la tenue de ces réunions. Les pistes sont donc ouvertes, M. LACOMBE propose d’y réfléchir.

 

M. LACOMBE souligne les valeurs essentielles du sport scolaire et remercie tous ceux qui s’investissent pour que l’UNSS ait une vraie culture associative et  qu’elle soit un vecteur de vie partagée, c’est à cela que le sport scolaire se différencie d’un club. Il rappelle ensuite que l’Association Sportive est un lieu où l’élève est valorisé, un lieu pertinent où le jeune peut être intégré et enfin un lieu d’interdisciplinarité qui peut pallier certaines carences.

 

M. LACOMBE poursuit en rappelant que nous sommes en phase de diagnostic sur le plan départemental et académique. C’est pourquoi le projet d’AS doit trouver sa place c’est-à-dire contribuer aux objectifs de l’Etablissement, l’Association Sportive doit permettre d’accroître les performances des jeunes.

 

Par ailleurs, M. LACOMBE pose le problème de l’intégration du handicap dans le cadre de l’AS, il faudrait augmenter la prise en charge de ces jeunes, nous sommes encore en recherche dans ce domaine. Mme LE DON-ROY précise que chaque cas est particulier, que la situation est très compliquée, qu’à chaque enfant correspond un protocole précis. Mme LAUDEN remarque qu’il n’y a pas des handicaps à prendre en charge mais des situations de handicap, que cela pose de gros soucis au niveau des  assurances et des difficultés supplémentaires de prise en charge pour les enseignants qui ne sont pas forcément formés pour faire face à ces situations. Mme LE POURCELET souligne que ces élèves sont pourtant présents en cours… Mme PROU remarque que nous sommes devant un vide juridique, sur un plan purement législatif il n’y a  pour l’instant aucune réponse, cependant il existe bien du sport intégré à l’UNSS. M. BOQUET P souligne que la Fédération handisport est parfois frileuse devant cette prise en charge des élèves handicapés par l’AS. M. VANCASSEL conclut en remarquant que l’UNSS intègre déjà des élèves handicapés sur certaines compétitions  mais que cela n’est pas dit officiellement. M. LACOMBE affirme que nous devrons à l’avenir travailler dans ce sens et donne la parole à Mme PROU.

 

Mme PROU, Directrice Départementale, expose donc les objectifs du Conseil Départemental, qui sont principalement de traduire la pratique UNSS en Ille et Vilaine à travers un exposé de certaines chiffres et données statistiques, dans un contexte de mise en cause. Les participants ont été destinataires du programme départemental que Mme PROU va commenter.

 

Elle  précise que la 1ère page est une synthèse de ce qu’est l’UNSS dans le 35 et rappelle les trois pôles Promotion, Compétition, Responsabilisation.

 

Mme PROU commence par présenter quelques chiffres qui représentent l’UNSS  35 EN 2006. Le nombre de licenciés est stable par rapport à 2005 et le rapport de la pratique garçons/filles (respectivement 57 % et 43 %) est correct d’autant que les filles augmentent sensiblement d’année en année, l’UNSS est donc bien placé sur le thème de la mixité. Le pourcentage de 14,6 % de pratique UNSS est un peu en dessous de la moyenne nationale.

 

Elle aborde ensuite les établissements qui n’ont aucun licencié ou très peu, principalement Les Lycées Professionnels. M. HOGREL souligne alors le problème de la journée continue, ces établissements n’ont matériellement pas le temps d’assurer l’activité de l’AS. Mme PROU remarque que bien souvent les élèves sont licenciés sous un même établissement, par ailleurs certains établissements privés prenant seulement 1 licence sont quand même comptabilisés dans nos statistiques. Elle précise aussi qu’il y a confusion entre AS et UNSS et que dès lors les pratiques internes à l’AS sont effectuées par des élèves qui ne sont pas licenciés.

 

M. BOQUET P souligne alors que tout établissement qui a un numéro d’identification se doit d’être affilié à l’UNSS et même si ces Lycées peuvent faire une demande de dérogation pour un fonctionnement commun dans la pratique Lycée/Lycée Professionnel, ils se doivent de licencier les élèves du lycée professionnel. En effet, il remarque que ces indicateurs sont très surveillés dans le cadre de la LOLF, c’est pourquoi le carnet de bord des AS peut être un bon indicateur en ce qui concerne la pratique d’une AS.

 

Mme PROU commente ensuite LES PRATIQUES. Elle précise que les chiffres sont très en deçà de la réalité car les enseignants par l’intermédiaire de l’intranet saisissent dans les statistiques sportives la première des pratiques sportives de l’élève (or les élèves pratiquent bien souvent diverses activités tout au long de l’année). De même que le chiffre du bilan des rencontres (89 journées) représente à peu près la moitié de la réalité. M. BOQUET P remarque que l’UNSS favorise les sports et les compétitions en équipe et mixte (seuls le judo et la natation figure en compétition individuelle) et il fait état de la forte augmentation des licenciés au niveau académique : augmentation de 1500 licenciés sur les trois dernières années alors que la population scolarisée diminue.

 

 

Mme PROU continue son exposé par LES ORGANISATIONS : 58 rencontres départementales (environ la moitié de ces rencontres font partie du pôle promotion, c’est-à-dire n’émerge ni au niveau académique, ni au niveau national), 10 championnats académiques (un peu moins que l’année précédente, ce qui aura une incidence financière par rapport aux AS) et un championnat de France de Planche à voile (Mme PROU souhaite maintenir la tenue d’un grand événement chaque année porteur de projets intéressants, elle fait référence notamment à un concours d’affiches organisé pour les élèves dans le cadre du championnat de France de Planche à Voile).

 

Puis LES JEUNES OFFICIELS sont abordés,  Mme PROU souligne que le département 35 a vraiment mis l’accent sur ce chapitre dans le cadre du projet académique (mise en place des évaluations aux Assemblées Générales, journées spécifiques de formation). Elle remarque que pour l’instant seul l’arbitrage est pris en compte dans le département mais que cela sera amené à évoluer, il existe déjà dans d’autres départements des jeunes officiels reporters, secouristes… Lors des championnats de France, les jeunes officient et arbitrent les rencontres avec brio ! Elle souligne également un partenariat avec le Comité de Volley pour former des jeunes afin de leur donner une ouverture sur l’extérieur, sur l’associatif. Puis elle questionne M. LACOMBE sur la note de vie scolaire.

 

M. LACOMBE explique que c’est un processus de valorisation qui part d’une note de 20/20 et que l’action dans le cadre de l’A.S. peut s’appliquer à ceux qui ont perdu des points. Mais quid des élèves qui ont déjà une note maximum ? La réflexion est en cours, pourquoi pas un encart à joindre au bulletin scolaire, non chiffré mais acté…

 

Mme PROU continue en précisant la tenue en 2007 des championnats de France de Hand et de Base-Ball, elle se tourne vers M. BOQUET F pour ce qui concerne la formation d’une dizaine de jeunes officiels pour le championnat de France de Hand en dehors de toute qualification d’une équipe… M. VAN CASSEL met en avant le problème de concilier la politique d’objectifs individuels dans le projet académique avec la tenue des cours. Mme DALOZ répond que les chefs d’Etablissements sont là pour donner les autorisations, que les établissements s’adaptent de plus en plus aux divers projets individuels car cela est très valorisant pour l’élève. 

 

 

 

 

Mme PROU passe ensuite au chapitre PALMARES : 312 licenciés qualifiés à des phases nationales et 2 équipes de plus sur le podium par rapport à l’an dernier.

 

En ce qui concerne les FINANCES, Mme PROU  fait remarquer une erreur sur la « ligne transport », Les sommes de la ligne fonctionnement des districts seront intégrés dans les prochains budgets dans la ligne transport d’A.S. Puis, elle explique que les 100 000 euros qui concernent les charges de transport sont calculés via les renseignements inclus dans le carnet de bord des AS. Elle précise que les aides du Conseil Général et Régional sont à ventiler à partir de ces chiffres. Puis elle invite les participants à remarquer que les déficits au niveau du fonctionnement des districts varient de 0 à 6583 euros, ainsi ces districts ne sont pas devant la même réalité. Elle conclue cette partie en faisant remarquer qu’il reste environ 20 000 euros à la charge des AS une fois les aides des différents Conseils (54 000 euros) et de l’UNSS (30 000) déduites.

 

Mme PROU développe ensuite LES PROJETS SPORTIFS 2006-2007 : le championnat de France de hanball minimes excellence à Cesson et Rennes, les 14-15-16 mai, le championnat de France de base-ball à la Guerche, les 12-13-14 juin, le championnat d’académie de cross au Rheu, le 20 décembre.

 

En ce qui concerne les AUTRES PROJETS 2006-2007, la partie Jeunes Officiels ayant déjà été abordée, Mme PROU évoque alors les échanges de compétence qui ont réunis 70 participants uniquement professeurs d’EPS, l’an dernier, les mercredis. Elle continue en évoquant le carnet de bord et précise qu’il est disponible en téléchargement, que le service n’est destinataire que d’une partie mais que le taux de retour est important. M. VANCASSEL intervient pour signaler que ce carnet ne doit pas être uniquement un palmarès, il doit permettre de formaliser le projet d’AS.

 

Enfin, Mme PROU aborde les QUESTIONS DIVERSES. Le questionnaire des Présidents d’AS est disponible sur le site du Service Régional et la date butoir pour le retour est le 13 novembre. M BOQUET P précise qu’à ce jour, il y a 30 % de retour (moyenne nationale 41 %). Mme PROU évoque ensuite le partenariat avec la société CASAL SPORT qui permettra une aide matérielle ponctuelle sur certains championnats. Les dates d’assemblée générale et du prochain conseil départemental restent à définir. Le rappel aux établissements de la charte des sections sportives doit être effectué afin d’intégrer ces élèves dans les rencontres UNSS. M BOQUET P explique que la multiplication ces dernières années de ces sections pose un problème financier car ce sont les Conseils Généraux qui les financent . De plus, il faut inciter ces sections à participer à l’UNSS afin de créer une dynamique.

 

M. ORTEGA pose le problème des difficultés financières de certaines AS : elles se trouvent en cessation d’activité à un certain moment de l’année car elles n’ont plus d’argent pour se déplacer, les aides des municipalités étant fluctuantes. Mme PROU remarque alors le travail des coordonnateurs de district qui font tout leur possible pour minimiser les frais. Mme LAUDEN souligne l’augmentation du prix de l’essence qui va aggraver la situation et même si les aides accordées par les Conseils sont appréciables, la somme attribuée aux collèges semble un peu faible. M BOQUET P précise que la dotation pour les lycées a augmenté de 20 % (en 7 ans somme de 0 à 14 750).

 

M. HOGREL fait référence enfin au problème du forfait, il souligne que les dernières mesures en cours du gouvernement pour faire des économies seraient de mieux encadrer les trois heures de décharge, à savoir qu’il faudra maintenant justifier d’une association sportive et qu’un nombre suffisant d’élèves y soient inscrits. Les nouveaux textes lui semblent alarmants.

 

Mme LAUDEN précise qu’au vu de ces nouvelles dispositions, les enseignants se sentent de plus en plus sur la sellette, ils ont l’impression que l’on remet en cause leur travail. Cette ambiance est dérangeante, elle rappelle que l’UNSS est un vecteur correct de civisme et  d’éducation. Le problème du statut des cadres mis à disposition est également abordé, l’UNSS deviendrait l’employeur des enseignants mis à disposition…

 

M. VANCASSEL souligne que le fait de rendre des comptes lui semble juste à charge pour la structure UNSS de démontrer sa valeur ajoutée et dans ce cas elle ne sera pas menacée (un collègue qui dans les faits ne pratique pas l’AS ne doit pas être rémunéré). Mme LAUDEN rétorque que les enseignants se sentent agressés. M. LACOMBE conclue en précisant que c’est le principe de l’efficience, nous devons justifier des moyens accordés. Il clôt la séance de travail du Conseil Départemental à 18 h 30.